Conseils pour l'été

A la mer

 

Plongée sous-marine

La pratique de la plongée sous-marine en bouteille est aussi la cause de nombreux accidents.

 

Remontées trop rapides, blocages : autant de raisons pour un plongeur, même expérimenté, de se retrouver entre la vie et la mort.

Technique de base dans les cas les plus sérieux : la réanimation cardiaque, avec intubation, etc...

 

Le Centre Hospitalier d’Hyères dispose de médecins urgentistes qualifiés et le SMUR envoie directement les cas à Sainte-Musse, qui possède un caisson hyperbare.

Pour les alertes moins sérieuses (mais tout autant contrôlées), quand le sujet est resté conscient, les malaises se traitent avec insufflation d’oxygène à fort débit, traitement par voies veineuses, et aspirine, sur la base de protocoles validés et à l’efficacité indubitable.

 

Blessures en mer

De tous temps, l’élément marin a exercé une fascination sur l’homme. Jusque là, on ne voit que du bleu. Malheureusement, trop souvent, le bleu se teinte de gris, voire de rouge.

Les blessures en mer sont ainsi fréquentes : la plus grave d’entre elles étant souvent du fait de manœuvres de plaisanciers. Les hélices de bateaux gênèrent ainsi leur lot de traumatismes graves : les hémorragies sont massives, les fractures étagées, et donc complexes, la prise en charge difficile.

Ajouter à ce tableau idyllique des problèmes dus à l’emplissage et à l’hémostasie, et vous aurez une idée valable des pathologies à soigner. En cas d’accident de ce type, outre le réflexe immédiat de prévention des secours, le meilleur comportement est d’appliquer les règles élémentaires de secourisme.

Placer la personne dans une position adéquate et compresser la plaie pour juguler l’hémorragie sont souvent les gestes qui sauvent. Les risques d’infection liés à l’iode dans les tissus ou aux bactéries de l’eau sont secondaires, et parfaitement traitables avec des antibiotiques.

 

Noyades

Crampes, hypothermie, fatigue sont les principales causes de malaise en mer. Même si la victime ne fait que "boire la tasse", cette pathologie n’est pas à prendre à la légère, comme le confirme la classification médicale établie sur quatre stades.

 

*       Aquastress : cet état caractérise celui des personnes, enfants ou adultes, qui bien que n’ayant pas inhalé d’eau sont en état de choc relativement léger.

 

*       Petit hypoxique : inhalation faible de liquide, caractérisée par un râle léger émanant des voies respiratoires. Le patient est alors placé en observation 48 heures, afin de pallier tout risque éventuel d’œdème pulmonaire.

 

*       Grand hypoxique : le sujet manifeste des troubles psychiques variables, tels que l’obnubilation et la phobie de l’eau, mais aussi détresse respiratoire (une intubation peut être nécessaire en cas de cyanose, voire début de coma).

 

*       Anoxique : le noyé est en état de mort apparente, en raison d’un arrêt cardio-circulatoire. Seules les procédures classiques (massage cardiaque électrique) sont alors efficaces. La rapidité des secours, y compris des témoins, est souvent le facteur déterminant pour éviter un décès.

 

Contrairement à l’idée communément répandue, la noyade n’est pas dûe à la pénétration massive d’eau dans la zone pulmonaire, mais dans l’estomac. Le liquide est en effet bloqué par la glotte, qui, par mouvement réflexe, se ferme.

 

Les piqûres d’insectes et d’animaux marins

 

INSECTES

Saison chaude dans une région qui ne l’est guère moins, l’été provençal offre du pain béni pour les insectes.

Si la plupart sont quasiment inoffensifs, certains présentent un réel caractère de dangerosité pour les personnes allergiques.

Les abeilles, par exemple, peuvent déclencher des réactions anaphylactiques. Ces accidents, graves, voire mortels, sont rares, et ne touchent que les sujets prédisposés. La survenance de vasodilatations massives et autres réactions allergiques (bronco-spasmes, œdème de Quiencke) se traitent par injection d’adrénaline.

Ces victimes supportent une forte pression psychologique, à l’instar des promeneurs mordus par des serpents (vipères), autre situation mais peu courante dans l’aire hyéroise.

 

ANIMAUX MARINS

La piqûre de vives (vous savez, ces petits poissons...), légèrement toxiques est une pathologie estivale de notre région.

Agressives pour la peau et les muqueuses, elles se traitent la plupart du temps sur place, dans l’eau de mer. Si l’on prend soin d’éviter les vésicules, ces piqûres sont relativement légères.

Les oursins sont toujours aussi prisés des vacanciers, tout comme les tessons de bouteille et les capsules. Une vaccination antitétanique s’impose, ainsi parfois que quelques points de suture en cas d’incision, la voûte plantaire étant une zone éminemment sensible.

 

Les sports dans l’air du temps

Les sports que l’on pratique en masse l’été, apportent aussi leurs lots de dangers.

Il n’est pas inutile de recommander un minimum de prudence dans la pratique de sports à la mode, tels que le kitesurf, le canyoning, l’hydrospeed, le kayak.

 

Hypothermie et fractures diverses ternissent hélas de plus en plus ces activités certes rafraîchissantes, mais qui requièrent une pratique régulière, une indéniable technique, et une parfaite condition physique.

 

Les blessures de la main

S’il est un élément du corps humain touché par les malheurs des vacances, c’est la main. Brûlures de barbecue, éclatement des phalanges dans les portières (certains enfants ont des parents maladroits), arrachement par la chaîne de démarrage d’un moteur de bateau, et accidents du bricolage se succèdent.

 

Les outils de jardin sont cause majeure : cisaille, tondeuse à gazon, motoculteur, tronçonneuse entraînent des blessures sérieuses, pouvant aller jusqu’à l’amputation.

Les plus graves d’entre elles sont traitées dans d’autres sites, comme la Clinique de la main à Toulon, le C.H. assurant le conditionnement. Le délai maximum d’intervention sur un membre sectionné convenablement conditionné est d’environ six heures.

 

Les accidents de la route

La fatalité n’est pas le seul facteur (si toutefois on peut le considérer ainsi) d’accident. Inattention, fatigue, imprudence, justifiables par des milliers de raisons sont les causes classiques d’accidents de la route. A ce titre, les campagnes de prévention des dernières années portent leurs fruits : le taux de mortalité automobile est en baisse constante.

 

Les conducteurs sont il est vrai plus vigilants, respectent davantage les pauses, et les véhicules plus sûrs, notamment au niveau du freinage. En revanche, quand l’accident arrive, tout se joue sur la rapidité du SMUR.

 

Si la déshydratation, la fatigue, sont parfois les causes, elles ont peu d’incidence sur les lésions plus graves.

 

Les polytraumatismes, faciaux, thoraciques ou liés aux membres sont traités en premier, le reste étant supporté de manière colatérale. Les secours (pompiers, SMUR) amenés à désincarcérer doivent donc être aptes à établir au plus vite le diagnostic vital, tout en élaborant le conditionnement. Le timing est déterminant.

 

Un trouble-fête s’installe d’ailleurs depuis quelques mois dans les interventions : le téléphone portable. On ne saurait critiquer la présence d’esprit, ni la bonne volonté des appelants, mais la confusion entre les appels multiples pour un même site, la panique, les plaisantins de mauvais goût peut porter préjudice.

 


Les dangers du soleil

Qui dit mer, dit plage : avec une régularité de métronome, l’hôpital reçoit dans ses murs des victimes d’insolation et de coups de soleil.

 

DESHYDRATATION

Les premières souffrent principalement de déshydratation, qui survient très rapidement. 30 minutes suffisent pour se déshydrater lors d’une exposition en voiture en pleine chaleur.

Comme souvent, le mal touche en priorité les enfants et les personnes âgées, ces deux catégories n’ayant pas ou plus de réflexes physiologiques, incitant à boire avant de ressentir la sensation de soif.

 

COUPS DE SOLEIL

Les coups de soleil, pour leur part, sont curables par simples pommades (Biafine, par exemple) et ne laissent pas de séquelles dermiques après quelques jours. Quoi qu’il en soit, un dermatologue est présent au C.H. pour examiner toute brûlure, qu’il est préférable d’éviter.

 

MELANOMES

En effet, au-delà de ses effets immédiats, n’oubliez jamais que le soleil est nocif et provoque de plus en plus de mélanomes, qui sont des cancers de la peau.

 

Les facteurs de risque sont bien connus : une exposition solaire intense et par intermittence durant l’enfance, ou bien une faible capacité à bronzer.

 

Il est donc vivement conseillé d’éviter les expositions solaires entre 12 heures et 16 heures - surtout pour un enfant- et d’utiliser le plus possible une crème de protection adaptée.